Situation et raison
L'accord du 29 juin 1966 entre les dirigeants de la révolution et le gouvernement irakien fut bloqué par des officiers de ce dernier. Ces derniers instrumentalisèrent l'ancien bureau politique du PDK à Bagdad contre la révolution. Ils arment leurs partisans et établissent des bases dans certaines zones où étaient stationnées les forces peshmergas. Abdulrahman Bazaz est démis de ses fonctions de Premier ministre et remplacé par Tahir Yahya. Fin août 1967, le nouveau Premier ministre rencontre le président Mustafa Barzani à la tête d'une délégation gouvernementale et discute avec lui de la mise en œuvre de l'accord du 29 juin et de l'armement des groupes armés, notamment des partisans de l'ancienne École politique.
Au bout d'un certain temps, il devint clair que le gouvernement n'avait aucune intention d'armer les guérilleros et qu'au contraire, sans le consentement du Premier ministre, le soutien des autorités à ces derniers augmentait, ce qui entraîna la reprise des hostilités entre les guérilleros et les Peshmergas, ce qui provoqua un refroidissement des relations entre la direction révolutionnaire et le gouvernement, et finalement le déclenchement de la guerre le 15 avril 1968.
Le 17 juillet 1968, le parti Baas perpétra un coup d'État et Ahmed Hassan Bakr devint président. Le régime réduisit ses opérations militaires contre les Kurdes et commença à encourager et à armer les guérilleros opposés à la révolution. La guérilla s'intensifia alors. Après plusieurs batailles et affrontements, les guérilleros du gouvernement furent finalement vaincus le 18 octobre 1968 et se rendirent au quartier général du gouvernement à Kirkouk.
Après les défaites de septembre 1969, le gouvernement prit l'initiative de négocier avec les dirigeants révolutionnaires et envoya une délégation à New York. Après plusieurs rencontres entre Bagdad et New York, et finalement, suite à la visite du vice-président irakien Saddam Hussein à New York et à une rencontre avec le président Mustafa Barzani le 11 mars 1970, un accord fut signé entre le gouvernement baasiste irakien et les dirigeants révolutionnaires. Cet accord reconnaissait que la révolution kurde visait à priver le peuple kurde du Kurdistan du Sud de ses droits politiques et nationaux.
Au congrès
Suite à l'accord du 11 mars, une conférence s'est tenue du 1er au 6 juillet 1970 dans le village de Nawprdan, avec la participation de 488 représentants, compte tenu de la situation. Il s'agit du troisième congrès du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) à se tenir publiquement. Plusieurs délégations de différents partis irakiens y ont participé, notamment celles du Parti socialiste arabe de Ba, du Parti communiste de la nation démocratique, du Mouvement socialiste arabe, de l'Organisation de libération de la Palestine, des partis kurdes de pays voisins, le Parti démocratique du Kurdistan au Liban, l'Association des étudiants kurdes en Europe et les Nations Unies. Parmi les personnalités présentes figurait Kamiran Bedirxan.
Le congrès s'est ouvert par un discours du président Mustafa Barzani, suivi d'un rapport de politique générale de l'École politique du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), lu en arabe par Habib Muhammad Karim, secrétaire du PDK. À la clôture du huitième congrès, le 10 juillet 1970, le Comité central a conclu ses travaux par une déclaration finale de la presse et de ses représentants.
La composition du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) selon le règlement intérieur du huitième congrès était la suivante : (Section, Comité d'organisation, Comité interne, Comité de section, Comité central, École politique, Secrétaire du Comité central, Président), ainsi que le Comité central de surveillance composé d'un membre de l'École politique et de 2 membres du Comité central.
Le congrès a approuvé le programme et le règlement intérieur, a élu à l'unanimité le président Mustafa Barzani à la tête du parti et a élu un nouveau Comité central pour le PDK, composé des personnes suivantes :
1. Habib Muhammad Karim, secrétaire
2. Dr Mehmud Osman
3. Idris Barzani
5. Salih Yusfi
6. Ali Abdullah
7. Nouri Shawes
8. Sami Abdulrahman
9. Hashim Hesen Akrey
10. Ismail Mela Aziz
11. Colonel Aziz Akrey
12. Fakhir Mergasuri
13. Faris Bawe
14. Rashid Sindi
15. Shakib Akreyi
16. Abdulwahab Atroshi
17. Ali Qasim Shengali
18. L'arbre de Tawfiq
19. Abdul Suran Qarani
20. Sediq Effendi
21. La sagesse d'Ismail Haqi.
Membres suppléants du Comité central :
1. Rashid Arif Abdulrahman
2. Ali Hajar
3. Naaman Jésus
4. Cheikh Reza Gulani
5. Cercis Fethullah Shamas
6. Muhammad Mullah Qadir
7. Shaban a dit Muhammad
8. Hamid Barwari
9. Qadir Jabari.
L'École politique était également composée de ces amis :
1. Habib Muhammad Karim, secrétaire du Comité central
2. Dr Mehmûd Osman, président du Comité des relations étrangères
3. Aziz Akrey
4. Sami Abdulrahman
5 Saleh Yousfi, directeur de l'École d'organisation publique
6. Ali Abdullah
7. Nouri Sadiq Shawis,
Entre-temps, l'ancien groupe de l'École politique, qui avait jusqu'à présent opéré sous le nom de KDP, a tenu son septième congrès à Bagdad, a discuté de sa dissolution et de son retour au KDP, a décidé à la majorité des voix de se dissoudre, puis a contacté le KDP par l'intermédiaire de la quatrième branche. Masoud Barzani Ils lui demandèrent de transmettre leur requête au président Mustafa Barzani. Informé de leurs demandes, le président Barzani leur accorda une amnistie. Le 7 août 1970, Jalal Talabani se rendit à Haji Omaran et rencontra le président Barzani. Après plusieurs rencontres, le 1er octobre de la même année, une amnistie générale leur fut accordée à l'unanimité et ils réintégrèrent les rangs du Parti démocratique du Kurdistan (PDK).
Source:
- Histoire du Parti démocratique du Kurdistan, Congrès et Conférence (Programme et Règlement intérieur), Comité de l'Encyclopédie du Parti démocratique du Kurdistan, Volume 1, (Hewlêr - Maison d'édition Roxana - 2021).
- Archives du Comité de l'encyclopédie du Parti démocratique du Kurdistan



