Par ailleurs, après le Mouvement populaire de libération kurde dirigé par le général Mustafa Barzani, Révolution de septembre a entamé des négociations de paix avec le gouvernement irakien, jouant un rôle dans ces négociations Idris Barzani Il est impossible de l'ignorer, c'est pourquoi les ennemis cherchent un moyen de la détruire, et pour ce faire, ils saisiront toutes les occasions et en tenteront plusieurs.
Après l'accord du 11 mars, la direction du parti Baas a demandé au président Mustafa Barzani de nommer M. Idris Barzani vice-président de l'Irak, mais ce dernier a refusé. Idris Barzani s'est également rendu aux États-Unis et a rencontré de hauts responsables américains, dont le directeur du renseignement américain, Richard Helms, ainsi que les secrétaires d'État et à la Défense adjoints. Bien que cette visite ait été secrète, on ignore si les services de renseignement irakiens en étaient informés. Ces deux actions confirment qu'Idris Barzani a non seulement joué un rôle et exercé une influence dans les domaines social et militaire, mais qu'il a également acquis une crédibilité politique.
Cette notoriété et son rôle actif incitent le régime baasiste à tenter d'éliminer Idris Barzani. Le 1er décembre 1970, une réunion est organisée pour faire le point sur la mise en œuvre de l'accord du 11 mars 1970, notamment sur le sort des Peshmergas et la création d'une force de garde-frontières à partir de ces derniers. Révolution de septembreIdris Barzani s'est rendu à Bagdad et a rencontré le président irakien de l'époque, Ahmed Hassan Bakr, et le vice-président Saddam Hussein, mais il a été victime d'une tentative d'assassinat. Masoud Barzani Dans son ouvrage Barzani et le mouvement de libération du peuple kurde, il relate cet événement comme suit :
Afin de mettre en œuvre l'accord du 11 mars, notamment la question de la composition des gardes-frontières, Idris Barzani se rendit à Bagdad le 1er décembre 1970 avec plusieurs chefs peshmergas, dont Hamid Barwari. Il y rencontra le président, ses adjoints et certains fonctionnaires. Son séjour à Bagdad devait durer trois jours, mais il fit savoir par lettre que le président lui avait demandé de prolonger son séjour de quelques jours. Notre oncle, le cheikh Babo, qui nous rendait visite à Haji Omaran, souhaitait retourner à Barzan et attendait le retour d'Idris pour le rejoindre. Le 6 décembre, mon oncle me demanda si je pouvais connaître la décision concernant le retour d'Idris. S'il revient dans trois jours, je l'attendrai. S'il reste plus longtemps, je partirai seul. J'ai essayé de parler à Idris au téléphone, mais la ligne était faible et je n'ai rien compris. J'ai alors appelé le chef de la police d'Erbil, le cheikh Riza Gulani, et je lui ai demandé d'essayer de joindre Idris et de lui dire que mon oncle était pressé de rentrer à Barzan. S'il revenait dans trois jours, je l'attendrais. Sinon, il rentrerait seul à Barzan. Dieu voulait que le cheikh Riza comprenne que le retour d'Idris était crucial et qu'il devait rentrer immédiatement.
Idris avait envoyé la Mercedes, cadeau du président irakien, au garage pour des réparations. N'attendant pas la fin des travaux, il rentra à Erbil en taxi. À l'insu de tous, la Mercedes fut ramenée le soir même. Hamid Barwari et Muhammad Aziz, qui étaient venus à Bagdad et y avaient séjourné, devaient rentrer le lendemain. Le soir du départ d'Idris de Bagdad, le 6 décembre, Hamid Barwari et Muhammad Aziz se rendirent à un dîner dans leur Mercedes. Il semble que certains gardes, en collaboration avec le directeur de la Sûreté générale, Nazim Gizar, aient comploté pour éliminer Idris. Il me paraît plausible que de hauts responsables irakiens aient été impliqués dans ce plan. Les commanditaires avaient tendu des embuscades à plusieurs points stratégiques pour empêcher la voiture d'y parvenir, croyant qu'Idris s'y trouvait. À 22 heures, la voiture fut la cible de tirs. Les tireurs, les prenant pour Idris en raison d'une ressemblance, le prirent pour Hamid Barwari. Grièvement blessé, Hamid Barwari contracta une maladie dont il souffrit. Plus de cinquante balles atteignirent la voiture, mais Muhammad Aziz et son chauffeur, Hasan Kavani, conducteur rapide et vigilant, en sortirent indemnes. Il conduisit rapidement la voiture hors de portée de l'embuscade. Ainsi, Idris échappa au complot, car les conspirateurs le prirent pour la voiture que le président lui avait confiée, alors qu'il rentrait au pays incognito.
L'attentat terroriste visant à assassiner Idris Barzani a échoué et seul Hamid Barwari a été blessé. Le gouvernement irakien, comme à son habitude, s'est désolidarisé de l'incident et a exigé que les dirigeants révolutionnaires lui fournissent toutes les informations en leur possession afin de retrouver et de punir les auteurs. Le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), par l'intermédiaire de sa branche de Bagdad, a transmis toutes les informations dont il disposait sur Saddam Hussein.
Saddam a adressé une lettre manuscrite au président Mustafa Barzani, soulignant que les actions entreprises étaient contraires à l'accord du 11 mars et que certains souhaitaient que cet accord ne soit pas mis en œuvre.
Les gens qui voulaient Idris Barzani Les auteurs de son meurtre furent révélés et punis par le tribunal de Seurat, mais ceux qui avaient ordonné son assassinat restèrent cachés jusqu'au coup d'État de Nazim Gizar en 1973, après quoi le gouvernement irakien admit que Nazim Gizar en était l'auteur.
Source:
- Masoud Barzani, Barzani et le mouvement de libération kurde, Volume III, Partie II, Révolution de septembre 1961-1975, première édition (Hewlêr, Peshmerga Ministry Printing House, 2004).




