L'officier et homme politique Mustafa Mustafa Mustafa, plus connu sous le nom de Mustafa Xoşnaw, était membre du parti Hîwa et officier kurde dans l'armée irakienne en 1936. Il était membre du Comité Azadi et du Comité fondateur du Parti démocratique kurde. Il fut exécuté à Bagdad par le gouvernement irakien en 1947.
Biographie
Mustafa Khosnaw est né en 1912 dans la région de Betwat. Il a effectué ses études primaires à Koy et ses études secondaires à Erbil. En 1931, il a été admis à l'École normale de Bagdad et, après avoir terminé ses études, il est devenu instituteur à Halabja. En 1934, il a rejoint l'École militaire de Bagdad et en est sorti diplômé avec le grade de sous-lieutenant le 3 juin 1936. En 1939, il a épousé Zakiye Faraj ; ils ont eu trois filles et un fils.
Après l'effondrement de la République du Kurdistan, il retourna en Irak en 1947 et fut emprisonné à la prison centrale de Bagdad. Lors d'une visite de sa femme enceinte, Mustafa Khosnaw lui demanda d'appeler leur enfant Azad si c'était un garçon. Azad naquit un mois et demi après son exécution, le 2 août 1947.
Feuille de travail
Mustafa Khosnaw était l'un des officiers kurdes nommés, le 25 janvier 1944, par le gouvernement irakien comme officier de liaison entre ce dernier et la seconde révolution de Barzani (1943-1945). Simultanément, le parti Hiwa lui confia secrètement la responsabilité d'assurer la liaison et la coordination entre le parti et la révolution. Il rejoignit ensuite les rangs de la révolution. Après l'échec des négociations, le remaniement du cabinet de Nouri Saïd et la nomination de Hamdi Pachechi à sa place, le gouvernement décida de réintégrer les officiers dans l'armée. Dans ce contexte, avec l'accord des dirigeants de la révolution, il retourna dans l'armée irakienne depuis Barzani. Deux mois plus tard, il reçut l'autorisation de rentrer au Kurdistan. Le gouvernement le soupçonnait de vouloir rejoindre la République démocratique du Kurdistan à Mahabad. Sachant qu'il était surveillé, il décida de rester à Barzani.
À cette époque, le gouvernement, par l'intermédiaire de Mirhaj Ahmed, demanda à Mustafa Khoshnaw de réintégrer l'armée. Deux mois plus tard, après son retour, il fut renvoyé de l'armée irakienne et un mandat d'arrêt fut émis à son encontre par le ministère irakien de la Défense. Le parti Hiwa l'informa de cet ordre, ce qui lui permit de quitter Bagdad et de se mettre à l'abri. Il rejoignit ensuite les rangs de la révolution à Barzan.
Le 15 janvier 1945, le Comité Azadi fut créé sur proposition de Mustafa Barzani, et Mustafa Khosnaw en fut l'un des membres fondateurs. Suite à l'interruption des négociations de paix avec le gouvernement et face à la menace d'attaques ennemies, le 10 février 1945, lors de la réunion du Comité Azadi et sur décision de Mustafa Barzani, commandant en chef des forces armées révolutionnaires, il fut nommé commandant du front de défense de Mergesor-Rawandiz. Afin de prévenir tout affrontement militaire et sur ordre de Mustafa Barzani, Mustafa Khosnaw adressa le 4 mars 1945 une lettre d'avertissement au chef d'état-major de l'armée irakienne, Rafiq Arif, dont voici le contenu : « Après avoir présenté les honneurs militaires, nous avons été informés par nos hommes que vous envisagez de nous attaquer demain, le 5 mars 1945, sous couvert d'opérations. Nous vous en informons ! Ils précisent d'avance : si quoi que ce soit se produit, nous n'en serons pas responsables et nous n'y serons pour rien. Signature : Mustafa Khosnaw. »
Ainsi, la guerre fut évitée jusqu'au 10 juin 1945. À cette date, Wali Beg tomba en martyr dans la cour du poste militaire de Margesor et les combats reprirent de plus belle. Le 11 octobre 1945, après la fin de la seconde révolution barzanienne, le médiateur se rendit en République du Kurdistan avec Mustafa Barzani. Dans cette république, Naqib Mustafa Khosnaw fut nommé commandant du deuxième bataillon des forces barzaniennes, composé de trois bataillons. Plus tard, sur ordre présidentiel, il fut promu au grade de major.
En 1946, il participa à la plupart des batailles défensives de la République démocratique du Kurdistan. Après l'effondrement de la République et son retour à la frontière irano-irakienne le 10 avril 1947, il fut l'un des officiers à se rendre au gouvernement. D'abord conduit à Erbil, il fut ensuite transféré à la prison centrale de Bagdad et arrêté avec ses camarades. Il fut décidé de ne pas l'exécuter, mais lors d'un simulacre de procès, la sentence de mort fut secrètement exécutée. Avant son exécution et celle de ses trois camarades, ils rédigèrent un testament dans lequel ils réaffirmaient leur engagement pour la liberté du pays. Le lendemain, malgré les restrictions imposées au public, il fut inhumé au cimetière de la colline de Seywan, à Souleimaniye.
Source:
1 - Archives du Comité de l'Encyclopédie du Parti démocratique du Kurdistan.
2 - Histoire du Parti démocratique du Kurdistan, Congrès et Conférence (Programme et Règlement intérieur), Comité de l'Encyclopédie du Parti démocratique du Kurdistan, Volume Un, (Hewlêr - Roksana Press - 2021).
3 - Habib Muhammad Karim, Histoire du Parti démocratique du Kurdistan - Irak (en grandes étapes) 1946 - 1993, (Duhok - Xebat Press - 1998).
4 - Masoud Barzani, Barzani et le Mouvement de libération kurde, Volume Un 1931 - 1958, (Hewlêr - 2012).
5 - Ma'ruf Qaradaxi, Barzan et ses secrets et secrets, (Bagdad - Ma'arif Press - 1959).




