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Bataille du mont Surin, 1981

En 1981, les forces peshmergas affrontèrent l'armée irakienne dans le village de Banibnok, sur le mont Surin, ainsi que dans les régions de Zalem et de Karchal. Deux batailles majeures eurent lieu entre les deux camps ; l'armée irakienne subit de lourdes pertes, tant en morts qu'en blessés, tandis que les peshmergas s'emparèrent d'importantes quantités d'armes et de matériel militaire.


Après le revers Révolution de septembre Le gouvernement baasiste avait déployé ses forces militaires sur l'ensemble des hauts plateaux, des collines et des routes. Cependant, avec le déclenchement de la guerre contre l'Iran (1980-1988), le gouvernement irakien, contraint d'utiliser ces forces dans son propre conflit, les a transférées sur le front. Cette décision a également permis aux forces peshmergas du Kurdistan de gagner en liberté de mouvement, d'étendre leur zone d'influence, d'établir un contact direct avec la population et de développer leurs activités politiques et militaires.[1].

Les événements les plus marquants de cette période furent les batailles de 1981, au cours desquelles les forces peshmergas infligèrent deux revers décisifs à l'armée irakienne lors de deux affrontements épiques, l'un au village de Banibnok, dans les monts Surin, et l'autre dans les régions de Zalem et Karchal. Lors de la première bataille, les peshmergas menèrent une opération remarquable et infligèrent de lourdes pertes aux soldats irakiens, tuant et blessant un grand nombre d'entre eux et capturant 124 soldats. Des centaines d'armes et d'équipements militaires tombèrent entre leurs mains. Cependant, les peshmergas ne furent pas épargnés par les pertes lors de cette bataille : quatre d'entre eux tombèrent au champ d'honneur, à savoir Akram Hama Rashid Banibnoki, le professeur Suleiman, Othman Banjwini et le commandant Abu Bakr Mahmoud Banibnoki.[2].

La même année, les forces peshmergas poursuivirent leurs opérations contre les institutions du gouvernement baasiste dans la région. Au cours du premier semestre 1981, elles menèrent plus de 238 opérations contre l'armée, les groupes armés et les institutions gouvernementales. Les forces gouvernementales déplorèrent 1 251 morts et de nombreux blessés lors de ces opérations, auxquelles s'ajoutèrent la capture d'armes, de munitions et de matériel militaire. Quarante-huit combattants peshmergas tombèrent en martyrs au cours de ces opérations.[3].

Il convient de noter que l'activité militaire, dans toute révolution ou insurrection armée, joue un rôle essentiel dans le renforcement du moral des Peshmergas, des masses et des partisans de la révolution, en leur insufflant l'espoir de la victoire et de la réalisation des objectifs. À l'inverse, elle sème la peur et l'inquiétude chez l'adversaire, le contraignant à prendre en compte leurs revendications légitimes et à appeler au dialogue et au compromis.[4].


Sources :

1- Mahsoud Barzani : Barzani et son épouse, Ezgari Khwazi Kurd, Barghi Chavarham, 1975-1990 Shoreshi Golan, Bahshi Douhham, Shabi Yahkihm, Chap Khaneh Koksana, 2021.

2- Jahmal Faḥḥuḥwwwḥa Tahib : Bzwṭnah wḥazgarikhwāzī Kurde des Başuri du Kurdistan (21/03/1975 - 28/11/1980), Chapī Yahkim, Chapkhana Shahhab, Hauler, 2012.

3- Omar Ousman : Zhiyani Kurdak, Chapkhana Mukrian, Chapi Doohem, Heler - 2008. ‌


[1] Jhamal Faḥḥoḵa est un mot pour le désigner : il est un khazārikhwāzī en tant que Kurde Kurde Kurdistan (21/03/1975 - 28/11/1980), Chapi Hehkam, Chapkhana Shehab, Haholer, 2012, pour213.

[2] Mahsoud Barzani : Barzani et son épouse, Ezgari Khwazi Kurd, le meilleur de leurs consultations, 1975-1990 Shirshi Gohan, Bahshi Douham, Shapi Yahkam, Chapkhana, Oksana, 2021, pour58.

[3] Mahsoud Barzani : Haman Saharchavah, pour58.

[4] Omar Ousman : Gianni Kordak, Chapkhana Mukrian, Chapi Doohim, Heler - 2008, pour138.


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