Après l'attaque des forces peshmergas contre le district de Bngird le 11 octobre 1976, le gouvernement a déployé des hélicoptères pour surveiller de près les mouvements des peshmergas dans la région et ses environs. Après d'importants préparatifs, le 25 décembre 1976, les forces gouvernementales ont lancé leur offensive et atteint le village de Sedar. En réponse, les forces peshmergas du commandement intérimaire, sous les ordres de… Kamal KirkukiLes Peshmergas se dirigèrent vers Sedar pour défendre le village contre l'armée ennemie. Parvenus sur les hauteurs de Zakaria, ils constatèrent que le gouvernement avait déjà lancé son assaut sur Sedar. Agissant promptement, ils descendirent et divisèrent stratégiquement leurs forces en deux axes.
Faqe Ismail et le lieutenant Hassan Khoshnaw furent affectés à l'axe Sedar, tandis que Salih Awazai, le cheikh Hussein Loter et Bayaz Abdullah rejoignirent un détachement de 35 hommes dirigé par Kamal Kirkuki Nasruddin Mustafa et ses hommes se dirigèrent vers le village de Sharsten. Là, de violents affrontements eurent lieu avec les forces gouvernementales. Parallèlement, l'armée du régime lança une attaque coordonnée contre les forces peshmergas à Sharsten depuis deux autres directions partant de Dukan.
Le matin du 26 décembre 1976, de violents combats éclatèrent entre les deux camps. Malgré le courage, la ténacité et l'ingéniosité tactique des Peshmergas, le déséquilibre des armements et des approvisionnements militaires les contraignit à battre en retraite. Néanmoins, les Peshmergas infligèrent des pertes importantes aux forces gouvernementales. Au cours de la bataille, l'armée du régime aurait perdu une centaine de soldats, certaines sources faisant état de 163 morts, et un hélicoptère fut abattu. Du côté des Peshmergas, on dénombra entre 7 et 9 martyrs et 9 blessés, dont le commandant. Kamal Kirkuki et Nasruddin Mustafa, le chef adjoint de la région.
L’assaut du régime contre le village de Sharsten fut brutal et aveugle. Des civils furent battus, le village incendié et détruit. Tragiquement, neuf civils, dont des femmes et des enfants âgés de quatre à quatre-vingts ans, tombèrent en martyrs, et 32 autres furent blessés. De plus, une centaine d’hommes, de femmes et d’enfants innocents furent pris en otage par les forces du régime et emprisonnés. Après les combats, les blessés et les déplacés furent transférés au village de Khurkhura, où ils furent chaleureusement accueillis et soignés par les villageois, qui leur offrirent abri et assistance.
Source:
1. Archives de l'encyclopédie kdp.


