Les gorges d'Omar Agha se situent au nord de la plaine de Diana, entre les villages de Badliyan au sud et de Sheikhan au nord. La route principale reliant Soran à Sidakan traverse ces gorges. Le 6 avril 1966, l'armée irakienne lança une offensive terrestre et aérienne baptisée « Confiance en Dieu » sur Hendrin, Zozk et les gorges d'Omar Agha. Le 3 septembre 1974, la 3e brigade, appuyée par un bataillon de chars, attaqua les gorges, mais l'armée irakienne laissa sur le champ de bataille 230 corps et de nombreux blessés.
Les gorges d'Omar Agha se situent dans la partie nord de la plaine de Diana, entre les villages de Badliyan au sud et de Sheikhan au nord. La route principale reliant Soran à Sidakan traverse ces gorges, situées à 1 200 mètres d'altitude.
Le régime baasiste a pris le pouvoir en Irak lors d'un coup d'État militaire du 17 au 30 juillet 1968, mais s'est rapidement rendu compte qu'il ne pouvait pas le démanteler. Révolution de septembre Pour surmonter cette situation militaire, il ouvrit la porte à des négociations avec la révolution et signa l'accord du 11 mars 1970 sur le droit à l'autonomie du Kurdistan du Sud. Cependant, durant les quatre années de cessez-le-feu et de négociations, il réorganisa et réarma son armée et ses unités militaires, et commença à invoquer des prétextes et à refuser d'appliquer l'accord, reprenant son offensive militaire contre le Kurdistan le 16 mars 1974.
Bien que les batailles du col d'Omar Agha et la campagne militaire visant à s'emparer de cette position stratégique remontent au 6 avril 1966, date à laquelle l'armée irakienne lança une offensive terrestre et aérienne baptisée « Confiance en Dieu », débutant sur le mont Hendrin, Zozak et le col d'Omar Agha, durant les jours où elle poursuivit sa campagne d'occupation, l'armée irakienne ne parvint pas à vaincre les forces peshmergas. Cependant, toutes ses attaques furent repoussées par ces dernières, avec le soutien de… Artillerie révolutionnaireCinq combattants peshmergas ont été tués lors d'une attaque de l'armée irakienne au col d'Omar Agha.
Après la reprise des hostilités en 1974, l'armée irakienne progressa et s'empara de plusieurs zones. Les forces peshmergas se replièrent de Rawanduz, des contreforts du Korek et du mont Gorz, établissant une ligne de défense à Bangawil, sur le mont Hendrin, le mont Zozk, à Sartiz et dans les gorges d'Omar Agha, afin de freiner l'avancée de l'armée irakienne. Cependant, cette dernière continua d'attaquer les positions peshmergas, cherchant à occuper tous les points stratégiques, à affaiblir la révolution et à y mettre un terme rapidement.
Cette fois, le plan d'attaque prévoyait l'occupation du col d'Omar Agha et la rupture des lignes de défense des Peshmergas. Le 3 septembre 1974, la 3e brigade Agha, commandée par le colonel Hamid al-Dulaimi et appuyée par un bataillon de chars, lança l'assaut sur le col. Dès le début de l'attaque, l'armée irakienne bombarda la zone entière à l'artillerie et à l'aviation, mais les Peshmergas, ayant solidement aménagé leurs positions grâce à un réseau d'arbres et à des techniques militaires efficaces, y restèrent dissimulés. De ce fait, les bombardements restèrent sans effet sur leurs positions.
On peut affirmer que l'objectif de l'armée irakienne en occupant ce détroit était lié à son importance stratégique, permettant de diviser les forces peshmergas sur d'autres fronts à Zozak, Sartiz et Sari Bardi. Les Peshmergas ont alors déployé des renforts pour contrecarrer les plans de l'armée irakienne et ont renforcé leurs positions et leurs défenses.
Au début de l'attaque de l'armée irakienne, les forces peshmergas sont parvenues à détruire quatre chars équipés de canons antichars de 106 mm, car Artillerie révolutionnaire Sous le commandement d'Hali Dolamri, un rôle crucial fut joué dans le refoulement de cette attaque : les commandants d'artillerie sur le terrain furent informés par radio de l'ordre de bombarder l'armée irakienne. Bien que le commandant de la Troisième Brigade de l'armée irakienne ait poursuivi l'offensive et insisté pour occuper le col d'Omar Agha, où il parvint à s'emparer de plusieurs positions, le bombardement de l'artillerie révolutionnaire joua un rôle décisif en empêchant l'armée irakienne de progresser. Les forces peshmergas lancèrent une contre-attaque et combattirent l'ennemi de front jusqu'à reprendre le contrôle de toutes leurs positions.
L'armée irakienne a tout mis en œuvre pour s'emparer de la vallée et détruire les positions des Peshmergas ainsi que leur ligne de défense. Après huit heures de combats acharnés, la brigade irakienne entière fut anéantie, laissant sur le champ de bataille les corps de 230 soldats et de nombreux blessés. Elle n'atteignit pas son objectif et subit une lourde défaite.
Leurs derniers hommes furent contraints de se replier sur le village de Badliyan, au sud des gorges d'Omar Agha, mais ils ne purent attaquer de nouveau les positions des Peshmergas qu'après la prise du mont Sartiz, qui surplombe ces gorges. Dès lors, il leur était difficile de maintenir leur position, et les dirigeants révolutionnaires ordonnèrent leur retrait et l'évacuation du site. Ils décidèrent d'établir une nouvelle ligne de défense dans les gorges de Bishah, sur le mont Hassan Beg et à Sari Bardi, afin d'empêcher l'avancée de l'armée ennemie.
Sources :
1- Masoud Barzani, Barzani et Bzütneh Ezgharikhwazi Kord, Bargı Seyhim, Bahşi Dawūm, Shabi Yahkim, (Hawler - 2004).
2- Ibrahim Jalal, Bashawari Kurdistan et Shishi Ehilul, Benyatnan et H5takandan, 1961-1975. Chapi Chawarahm, (2021).
3- Ghazi Adel Ghahardi, que Dieu ait son âme. (2020).
4- Histoire contemporaine de l'Irak, par le Dr Ibrahim Khalil Ahmed et le Dr Jaafar Abbas Hamdi (Mossoul - 1989).
5- Sahangir Ibrahim Khishnaw, « Woodawah Sahrbazhikani Shih-Shi-Yilul » 1970-1975, « Chapi Yehikham », (Crier).
6- Archives de l'Autorité encyclopédique du Parti démocratique du Kurdistan.


