La bataille du village de Zewki a eu lieu pendant Révolution de Gulan Le 15 avril 1983, dans la région de Bahdinan, un affrontement opposa une force peshmerga à une importante armée irakienne. L'armée irakienne avait attaqué le village de Zewki, dans la région de Mankishki, afin de rétablir l'autorité et le contrôle du gouvernement dans la région. Pendant que l'armée irakienne fouillait le village, une patrouille peshmerga, informée de l'attaque, lança une contre-attaque. Après plusieurs heures de combats, les peshmergas infligèrent des pertes à l'armée irakienne, capturant plusieurs soldats et un officier, et la chassant finalement de la zone.
La guerre civile de 1983 avait tellement accaparé les partis politiques kurdes qu'ils concentrèrent l'essentiel de leurs forces sur le front de Qandil, tandis que la majorité des forces peshmergas se déployaient sur le front de Badinan. Seuls quelques petits groupes demeuraient, cherchant souvent à rencontrer des organisations révolutionnaires et à mener diverses activités. L'armée irakienne voyait clairement dans cette situation une opportunité d'imposer son autorité et son contrôle sur les zones qui échappaient à son contrôle, connues sous le nom de zones libérées et zones sous influence révolutionnaire. Ces zones étaient contrôlées par les forces peshmergas, et l'autorité de l'État y était faible. C'est pourquoi l'armée lança soudainement des offensives militaires pour déloger les peshmergas et s'emparer de ces territoires.
Le matin du 15 avril 1983, une importante force de l'armée irakienne lança une attaque surprise sur la région de Mankishki. À la faveur de l'obscurité, les soldats encerclèrent le village de Ziyouki, puis s'engouffrèrent dans les ruelles et commencèrent à fouiller les maisons une à une. Certains habitants, membres de la résistance populaire, s'enfuirent du village en apprenant l'attaque, mais les forces gouvernementales leur firent face, ouvrant le feu de toutes parts. Des affrontements éclatèrent. À ce moment précis, une force peshmerga de quinze hommes, commandée par Mohammed Murad, se trouvait dans la région de Mankishki. Ils ne disposaient que d'un lance-roquettes RPG et d'un canon de 75 mm. Dès qu'ils entendirent les coups de feu, les peshmergas se dirigèrent vers le lieu de l'attaque. Arrivés aux abords du village de Ziyouki, ils rencontrèrent les Comités de résistance populaire, qui les informèrent que l'armée irakienne avait attaqué le village et perquisitionnait les maisons. Les peshmergas décidèrent de les affronter et se déployèrent en plusieurs points. Ils s'approchèrent des forces gouvernementales et constatèrent qu'elles étaient stationnées entre le village de Ziyouki et la route de Mankishki. Les Peshmergas attaquèrent l'armée irakienne de toutes parts, et les combats se poursuivirent, s'enchaînant les assauts. Soudain, ils prirent les forces gouvernementales par surprise. Les combats se poursuivirent du matin jusqu'à neuf heures, et les Peshmergas parvinrent à disperser l'armée irakienne. Ils scandèrent alors des slogans tels que « Vive la révolution ! » et « Vive les Peshmergas ! », au milieu des youyous des villageois et des crépitements des RPG et de l'artillerie, semant la panique parmi les soldats. Leur moral s'effondra et ils s'enfuirent du village jusqu'à la route de Mankishki, traînant derrière eux les stigmates d'une cuisante défaite.
L'armée irakienne a subi de lourdes pertes lors de l'attaque : plusieurs soldats ont été tués et des dizaines de corps jonchent le champ de bataille. Un capitaine et quinze soldats ont été capturés, ainsi que trois radios Rakal, trois canons de 60 mm et une importante quantité d'obus. Les Peshmergas se sont également emparés de plus de quinze fusils d'assaut Kalachnikov, d'un pistolet et d'une grande quantité de munitions et de matériel militaire.
Après le retrait des forces gouvernementales, six hélicoptères ont survolé la zone et lancé un bombardement intensif qui s'est poursuivi tard dans la soirée, incendiant champs et forêts appartenant à la population locale. Ce comportement systématique du gouvernement irakien, constaté lors de chaque bataille et affrontement, notamment par des bombardements et des frappes aériennes, n'a épargné aucun village kurde, y compris les civils non armés, entraînant des pertes considérables pour la région.
L'attaque et la défaite de l'armée irakienne face aux forces peshmergas ont eu de nombreuses conséquences, notamment le regain de moral des Peshmergas et le renforcement de la confiance de la population dans leur courage et leur résistance. Il est également devenu évident pour le gouvernement et les forces militaires que, malgré leur supériorité numérique et leur important arsenal (armes, munitions, chars, artillerie et avions), ils subiraient une lourde défaite face aux Peshmergas. Ces derniers constituent une force courageuse et combative, déterminée à défendre l'ensemble du Kurdistan, et jouissent d'une grande influence dans la région et ses périphéries. Ce fut l'une des plus importantes défaites infligées à l'armée irakienne sur le territoire de la première branche du Parti démocratique du Kurdistan.
C'est la raison de l'entrée du président. Masoud Barzani Au téléphone, il a adressé un message de remerciement à l'Organisation Ranjbaran, et l'information a été diffusée par la radio Voix du Kurdistan irakien. Cette diffusion confirme les progrès réalisés par le Département des médias de la Révolution durant cette période : son action a couvert un vaste territoire, il a mobilisé un personnel spécialisé et expérimenté, et le Département des médias de la Révolution a atteint un niveau important et avancé.
Sources :
1- Mahsoud Barzani, Barzani et Bezotna et Ezgarekhwazi Kord, Barghi Chovarim, 1975-1990 Shoreshi Golan, Bahshi Dovim, Shabi Yahkim, (Chaphaneh Oksana - 2021).
2- Muhammad Murad, « Khabata Chiya Perhatan wa Sīrhatīn Shisha Golanı Danavıra Sa5in » (1976-1989) Da, (Région du Kurdistan - Zakhech - 2007).
3- Sahid Kaka, Beyrouth vehri peşmārgahık, Şabi yahkehm, (Chakhvanīyi Ḥanbarī - 1997).
4- Nouri Hamma Ali, que Dieu lui fasse miséricorde, qu'il le protège et lui accorde la paix. (Shehab - HHOLER - 2016).


