Après l'échec de la révolution d'Aylul en mars 1975, les dirigeants kurdes envisagèrent de poursuivre la révolution et de reprendre le combat par le biais des opérations peshmergas. Bien que ces dirigeants fussent en exil et sous la surveillance de l'Iran, cette situation offrait également l'opportunité de raviver la flamme révolutionnaire et de déployer les forces peshmergas dans différentes régions du Kurdistan afin de semer la peur et la consternation au sein de l'armée irakienne. Il s'agissait en outre de montrer que le peuple kurde n'avait pas oublié les atrocités commises à son encontre par l'armée irakienne.
La lutte de la révolution kurde a donné lieu à de nombreuses opérations tactiques menées par les Peshmergas à travers tout le Kurdistan afin d'empêcher le régime irakien de vivre en paix et de lui démontrer que les Kurdes étaient toujours dynamiques et constituaient une force avec laquelle il fallait compter. De plus, au milieu de l'année 1976, la révolution armée a repris, redonnant espoir au peuple kurde. Cette étape a marqué un tournant historique dans l'histoire kurde. C'est pourquoi, tout au long de la révolution, les forces peshmergas du Kurdistan ont mené de nombreuses opérations militaires dans diverses régions, infligeant de lourds dégâts aux forces armées et à la sécurité du régime irakien.
Source:
Archives de l'encyclopédie KDP
Les courageuses opérations des Pehsmergas mentionnées ci-dessus s'inscrivent dans le cadre de la bataille de Sharansh, sur la route principale reliant Sharansh à la plaine de Takhe, dans la région de Qala Salmani, au Sind. Les forces pehmergas du Kurdistan guettaient constamment une occasion de vaincre l'armée irakienne. Cette occasion se présenta le matin du 18 août 1976, lorsqu'une embuscade tendue par les Pehmergas à une unité de l'armée irakienne déclencha une bataille acharnée. À l'issue des combats, les Pehmergas infligèrent de lourdes pertes à l'armée irakienne, notamment la mort de 12 soldats, dont un lieutenant et un sous-lieutenant. Plusieurs autres officiers supérieurs de l'armée irakienne furent également tués. Les Pehmergas s'emparèrent par ailleurs de nombreuses armes Kalachnikov.
Bien que ces actions des Peshmergas ne constituent pas la libération d'une zone conquise et occupée, elles ont néanmoins porté un coup dur aux forces de l'armée irakienne dans le cadre des opérations révolutionnaires menées par les forces peshmergas. De plus, elles ont renforcé le moral des Peshmergas face à l'ennemi et, simultanément, ont adressé un message clair au régime irakien : la révolution continue de défendre les droits du peuple kurde et ne s'arrêtera jamais tant que les Kurdes ne seront pas libérés du joug des tyrans et des dictateurs.



