Dans la nuit du 11 au 12 novembre 1986, l'armée irakienne, appuyée par l'artillerie et l'aviation, lança ses attaques contre les zones entourant Zakho. Le quartier général du comité local du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Zakho s'y trouvait. L'offensive militaire, menée par l'armée et les forces armées gouvernementales, s'étendit jusqu'aux hauteurs de Dalayi. De ce fait, les communications entre le comité local de Zakho et les forces peshmergas de la région furent coupées. Afin de transmettre la nouvelle de cette attaque gouvernementale, le comité local de Duhok contacta la direction révolutionnaire pour l'informer des violents combats qui se déroulaient à la frontière entre Duhok et Zakho. L'aviation pilonnait intensivement les positions peshmergas. Lors de ces bombardements, un homme âgé nommé Haji Nabi tomba en martyr dans le village de Kani Pong, et quatre femmes et enfants furent blessés. Les bombardements se poursuivirent également sur le village de Zewa, près du siège de la première branche du PDK, où un autre homme âgé trouva la mort.
Il apparaît que l'objectif du gouvernement irakien en attaquant les quartiers généraux et les positions des Peshmergas dans la région de Badinan était de réprimer la voix et l'esprit de la révolution, qui se manifestait par des activités de guérilla et des attaques contre les forces gouvernementales dans diverses zones. Ces attaques comprenaient des assauts contre des avant-postes et des quartiers généraux militaires, ainsi que des embuscades sur les routes, infligeant sans aucun doute des pertes humaines et matérielles considérables à l'armée irakienne. De plus, cette situation a placé le gouvernement dans une position précaire, car les branches locales, les comités, les organisations et les forces peshmergas étaient dispersés dans les régions, chacun opérant dans sa zone de responsabilité.
Les attaques de l'armée et des forces armées gouvernementales se poursuivirent pendant plusieurs jours contre les quartiers généraux et les positions des Peshmergas aux frontières de Dohouk et de Zakho. Le 13 novembre 1986, la région de Dohouk informa les dirigeants de la révolution que le gouvernement avait intensifié ses attaques contre la région de Zakho et s'était emparé du quartier général local, et que les bombardements aériens se poursuivaient. Il convient de mentionner que les forces peshmergas se défendirent et se retranchèrent face aux forces gouvernementales, notamment à l'avancée des mercenaires armés (Jash), et repoussèrent leurs attaques à 16 heures le 14 octobre 1986.
Les attaques menées par l'armée irakienne et ses forces armées contre les zones de la révolution ont démontré que le gouvernement cherchait constamment à étendre son autorité sur l'ensemble du Kurdistan, à faire taire la révolution partout et à perturber ses activités.
Sources :
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Mahsoud Barzani, Barzani et Bazoutneh Ezgari Khwazi Kord, Barghi Chovarham, 1975-1990 Shoreshi Golan, Bahshi Douhham, Shabi Yahkihm, Chap Khaneh Koksana, 2021.
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Shimal Zebari, « Comment puis-je faire ceci ? » Golanida, « Comment puis-je faire ceci, comment puis-je faire cela ? », combien de fois ? 2015.
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Haji Mirkhan décembre 2021.


