De février 1964 à mars 1965, un cessez-le-feu d'un an était en vigueur entre la révolution kurde et le gouvernement irakien. La situation restait inchangée jusqu'à la fin du mois de mars, et plus précisément jusqu'au 1er avril 1965, date à laquelle les combats reprirent. Cette reprise des hostilités était due au non-respect de l'accord par le gouvernement irakien. Les forces peshmergas se retirèrent des villes et villages vers des positions plus stables, et des dizaines d'officiers ainsi que des centaines de soldats, de policiers et de civils rejoignirent les rangs de la révolution.
Après la reprise des attaques gouvernementales contre différentes régions du Kurdistan, la direction révolutionnaire envisagea une opération en profondeur sur le territoire gouvernemental, à Kirkouk. Il s'agissait de frapper les oléoducs et les voies ferrées de Zambur. Si la direction révolutionnaire souhaitait démontrer au gouvernement qu'elle était capable non seulement d'affronter l'armée irakienne sur le champ de bataille, mais aussi d'opérer au cœur même de son territoire et dans ses sites stratégiques, mettant ainsi en péril ses intérêts, deux autres raisons motivaient cette opération :
Premièrement : fragmenter les forces militaires et forcer leurs dirigeants à se disperser sur de vastes zones, les empêchant ainsi de se rassembler sur un même front.
La seconde : une menace pour l’économie du gouvernement par le biais d’attaques contre les installations pétrolières, afin que le gouvernement alloue une importante force de protection à ces installations et les tienne à l’écart du champ de bataille.
Le 21 juillet 1965, un groupe de combattants peshmergas, mené par Mohammed Darwish Nader, atteignit l'oléoduc du Zambur et la ligne de chemin de fer de Kirkouk. Peu après, ils minèrent et firent exploser tous les oléoducs, causant d'importants dégâts aux installations pétrolières. Après le succès de l'opération et le retrait des peshmergas, ces derniers furent attaqués par les forces gouvernementales, et l'un d'eux fut tué.
L'offensive des Peshmergas et ses répercussions semèrent le chaos et constituèrent une menace importante pour le gouvernement et ses intérêts économiques. De ce fait, le gouvernement fut contraint de prendre plusieurs mesures, notamment le retrait d'une force considérable composée de deux bataillons et d'environ 1 000 combattants locaux (Jash) du champ de bataille, afin de les redéployer pour protéger les installations pétrolières. Il envisagea également de déplacer les Peshmergas de la frontière de Kirkouk et de la plaine d'Erbil vers les montagnes, afin de protéger les installations pétrolières d'une nouvelle attaque de ce type. À l'automne 1965, le gouvernement lança une offensive majeure sur la plaine d'Erbil, ciblant les villages de Pistana, Elinjagh, Qashqa, Khorkhor, Koya, Taqtaq et Dikla. L'objectif était de déloger les forces peshmergas de ces zones et de perturber leurs mouvements et leurs activités dans la plaine d'Erbil.
Sources :
1- Hawkar Karim Hama Sharif, SHORSHEY EYLOOL, Chapkhani Zangi Silahdin, Chapi, Holler, 2012.
2- Shawkat Mala Ismail Hassan, « Le Messager d’Allah, le Très-Haut, le Très-Haut, le Très-Haut, le Très-Haut, 2007. »
3- Je m'appelle Karim, le nom de Dieu est la chose la plus importante, le nom de Dieu, le nom de Dieu, Dehek, 1999.
4- Masoud Barzani, Barzani et Bazutniyeh Ezgari Khwazi Kord, Barghi Seyyim, Bishhiyyikum, SHORSHEY EYLOOL 1961-1975, Chapkhani, Ministère des Affaires étrangères, Sheinbury, éd. : Höller, 2004.
5- Khorshid Shireh, Khabat et Khwain, Persian Safani Khabatai Peshmergayti, Scientific Reports, Holler, 2015.


