En revanche, la signature du Traité d'amitié et de coopération entre l'Union soviétique et le gouvernement baasiste en avril 1972 a permis la renaissance militaire de l'Irak et le réarmement de son armée avec des armes lourdes de pointe, notamment 25 pièces d'artillerie de 120 mm et 152 mm, des missiles sol-air, des chars T-62 et d'autres équipements. Le 17 juillet 1973, le Parti communiste a rejoint l'alliance sur la recommandation et avec l'encouragement de l'Union soviétique, formant un front commun avec le parti Baas contre la révolution kurde. Se considérant comme une force armée redoutable, liée à l'une des superpuissances mondiales, les baasistes pensaient être sur le point de réaliser leur rêve de longue date : écraser la révolution kurde. C'est pourquoi, en avril 1974, ils ont repris leur offensive contre le Kurdistan. Le 15 avril 1974, l'armée irakienne, appuyée par des combattants du Parti communiste, a attaqué la région de Qardagh sur deux fronts.
Le premier front : Il consistait en les mouvements de l'armée irakienne partant de Darbandikhan vers le village de Bawkhushin, puis de là vers le village de Siusinan, et enfin vers Qardagh.
Deuxième front : les forces communistes ont progressé depuis le camp de l'armée irakienne à Darbandikhan vers le village de Bani Khilan et de là vers le mont Golan.
Il est à noter que les communistes, qui avaient combattu aux côtés des forces peshmergas du Kurdistan contre le régime baasiste et d'autres régimes irakiens, ont mis fin à leur longue alliance avec Parti démocratique du Kurdistan Afin d'instaurer la démocratie en Irak, ils se sont ralliés au gouvernement, ont soutenu l'armée baasiste et ont reçu des armes de cette dernière. Ils se sont retournés contre leurs alliés peshmergas et les ont combattus comme soldats baasistes.
Les forces peshmergas du Kurdistan ont repoussé l'attaque de l'armée et du Parti communiste venant de trois directions :
Premier axe : Les forces peshmergas se sont retournées contre l'armée irakienne et l'ont assiégée dans le village de Bawkhushin.
Deuxième axe : Les forces peshmergas ont affronté les forces gouvernementales dans le village de Golan.
Troisième axe : Les Peshmergas se retranchèrent et établirent leurs positions sous le commandement du caporal Bakr Muhi al-Din dans le village de Bani Khaylan et sur le mont Golan. Après l’arrivée des forces gouvernementales aux endroits où les Peshmergas étaient en alerte, une bataille sanglante éclata entre les deux camps. Les Peshmergas, en les affrontant, stoppèrent l’avancée des assaillants, leur infligeant de lourdes pertes et les contraignant à se replier sur leur base militaire de Darbandikhan, d’où ils étaient partis.
L'armée irakienne ne s'arrêta pas là. Le 22 avril, elle reprit son offensive depuis la base militaire de Darbandikhan, attaquant cette fois les positions des Peshmergas au même endroit depuis trois directions. Un affrontement sanglant s'ensuivit. Cette fois, la solide défense des Peshmergas repoussa les attaques des Baasistes et de leurs alliés communistes armés, qui subirent le même sort qu'auparavant. La bataille coûta la vie à quatre combattants kurdes peshmergas.
Sources :
1- Khishoy Ali Kani Linji, Péruvien Aziz Qazi Surchi, Shabi Yakim, (Daneshfar-Holler-2023).
2- Masoud Barzani, Barzani et sa femme, Ezgari Khwazi Kurd, Barzani, Barzani et sa femme, septembre 1961-1975, etc., (Holler-2004).
3- Karwan Jawhar Muhammad, Idris Barzani 1944-1987, homme politique Jian et Sarbazian, Layla Bozotni et Ezgari Khwazi Kordda, (Havi Khan - Howler - 2019).
4- Mon nom est Karim, le nom de Dieu est la chose la plus importante, (Chapkhany Khabat - Dehchek - 1999).


