L'activité des forces peshmergas s'intensifiait et leur commandement maintenait une présence constante dans les villages, voire parfois au sein même des villes. Ces mouvements visaient souvent à mener des opérations peshmergas, et parfois à surveiller et renforcer les organisations urbaines, qui harcelaient l'ennemi des deux côtés en lui infligeant des pertes humaines et matérielles, tant humaines que matérielles.[1].
En janvier 1982, les forces peshmergas du Kurdistan, commandées par Nader Hawrami, lancèrent une offensive de grande envergure contre les bases et les positions de l'armée irakienne dans la région de Biara et de Sharam. Les combats durèrent plusieurs jours en raison de l'immensité du territoire et infligèrent de lourdes pertes aux forces gouvernementales, faisant de nombreux morts et blessés dans les rangs ennemis.
Par ailleurs, 45 soldats furent capturés par les Peshmergas, qui s'emparèrent également d'autres butins lors de cette bataille, notamment des armes, des munitions et du matériel militaire. Les Peshmergas déplorèrent quatre martyrs au cours de cette opération : Suleiman Al-Shamirani, Majnoon Hawrami, Hassan Shermari et Omar Barakhas, et plusieurs autres furent blessés.[2].
La guerre entre l'Iran et l'Irak était alors en cours, ayant débuté le 22 septembre 1981 et durant huit ans ; c'est pourquoi elle est connue sous le nom de Guerre de Huit Ans.[3] La majeure partie de la frontière entre les deux pays traverse le Kurdistan, faisant des zones frontalières un champ de bataille et un lieu d'attaques des deux côtés.
Les régions de Biara et de Tawila furent parmi celles touchées par les combats, et les forces peshmergas y participèrent. De ce fait, une vaste zone de la région tomba entre leurs mains. À un moment donné, les forces iraniennes se retirèrent de la région sur décision de Téhéran, ce qui surprit les peshmergas et les dirigeants de la révolution qui venaient de prendre le contrôle de la région. Ce retrait soudain laissait penser, selon les éléments recueillis, que l'Iran souhaitait éviter d'attiser le mécontentement des Arabes.
Durant cette période, le gouvernement baasiste a détruit la région de Shirwan Mazin et a transféré la population vers les zones entourant Erbil.[4]Cette décision du gouvernement comportait deux dimensions : la première était une réaction à la participation des Peshmergas aux attaques contre les zones frontalières, et la seconde était la crainte du gouvernement irakien que les habitants de la région ne coopèrent avec les forces Peshmergas pour contrôler la région, comme ils l’avaient fait à Biara. .
Sources:
1- Mahsoud Barzani : Barzani et son épouse Zagharikhwazi Kord, Barghi Chovarham, 1975-1990 Shoreshi Golan, Bahshi Douhham, Shabi Yahkihm, Chap Khaneh Koksana, 2021.
2- Haji Mirkhan Dilhamehri : Le Livre de Nehmarida, Bahriji Douham, Chapi Douham, Kurdistan - 2021, no. 244.
3- Nouri Hammah Ali : Il n’a pas de noms, pas de noms, pas de noms, pas d’argent, rien du tout, rien du tout. Čabi Doohim, Höller - 2016.
[1] Nouri Hamma Ali : Quel est le meilleur moyen de procéder ? Čabi Duohm, Höller - 2016, pour68.
[2] Mahsoud Barzani : Barzani et son épouse, Ezgari Khwazi Kurd, le meilleur de leurs consultations, 1975-1990 Shirshi Gohan, Bahshi Douham, Shapi Yahkam, Chapkhana, Oksana, 2021, pour59.
[3] Haji Mirkhan Dillah Mahri : Un lieu à Nemerida, Bargi Douham, Chapi Douham, Kurdistan - 2021, pour244
[4] Mahsoud Barzani : Hehman Saharchavah, pour59.


