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L'Épopée d'Azmar 1974

Cette bataille épique eut lieu le 19 juin 1974 sur le mont Azmar. À cette époque, la ville de Souleimaniye faisait partie des zones contrôlées par l'armée irakienne, mais cette dernière ne pouvait ni se déplacer ni mener d'opérations militaires à sa guise. Elle conçut donc un plan d'attaque du mont Azmar, où les forces peshmergas étaient retranchées. Bien que l'armée parvînt à s'emparer de la montagne, elle subit de lourdes pertes humaines et matérielles.


Azmar est l'une des montagnes les plus hautes et les plus célèbres du Kurdistan, située au nord-est de Souleimaniye. Dominant toute la région grâce à son altitude, elle constitue un point stratégique d'un point de vue militaire. Les hautes montagnes sont pour les Peshmergas des lieux de résistance et de défense. Afin de contrôler les hauteurs, l'armée irakienne décida de lancer une offensive. Bien qu'elle contrôlât Souleimaniye, les Peshmergas contrôlaient les hauteurs du mont Azmar, entravant ses mouvements et ses opérations. L'armée irakienne commença donc à préparer une offensive pour s'emparer de la montagne.

Le 19 juin 1974 à 5 h 30, l'armée irakienne annonça le début de son offensive contre les positions des Peshmergas sur le mont Azmar. L'attaque et la prise de la montagne mobilisèrent des forces de la 4e brigade de la 2e division – Kirkouk, des forces spéciales, un bataillon de chars de la 8e brigade, l'aviation, l'artillerie de la 2e division, ainsi que des mercenaires et des combattants dissidents (Jash). Les forces peshmergas, en état d'alerte maximale, comprenaient le 4e régiment (Penjwen) des forces Khabat, commandé par Nouri Hama Ali.

Cette fois-ci, le gouvernement a utilisé toutes ses capacités militaires, notamment des soldats, des armes, des chars, de l'artillerie à longue portée, des véhicules blindés et la puissance aérienne, pour lancer son attaque contre les zones contrôlées par les rebelles.

Au début de son attaque, l'armée irakienne bombarda le mont Azmar à l'artillerie et par voie aérienne, dans le cadre d'une manœuvre de diversion. Les Peshmergas, avertis de cette supercherie, fortifièrent leurs positions afin de limiter leurs pertes. Malgré quelques blessés, les forces peshmergas, prêtes à se défendre, firent preuve d'une grande bravoure.

Lorsque l'aviation irakienne bombarda la montagne et les positions des Peshmergas, l'unité de défense aérienne de ces derniers abattit un hélicoptère à l'aide d'une mitrailleuse DShK. Cet acte remonta considérablement le moral des Peshmergas. Après la fin des bombardements, l'armée irakienne se mit en marche, le bataillon de chars progressant vers l'infanterie et les mercenaires. La présence de mines antichars sur la route limitait la progression de l'armée, mais l'infanterie et les mercenaires avancèrent ailleurs jusqu'à atteindre les positions et les tranchées des Peshmergas. Un violent combat s'engagea entre les deux camps, et tout au long de la journée, les Peshmergas repoussèrent l'attaque avec un grand courage et une grande efficacité. Finalement, l'assaut fut déjoué. Les corps des soldats et mercenaires tombés au combat restèrent sur le champ de bataille, et l'armée les transporta à l'aide de chars lors de sa retraite.

 

L'armée irakienne échoua à atteindre sa cible ce jour-là et, le lendemain, 19 juin 1974, elle reprit son offensive de grande envergure, intensifiant ses bombardements et ses raids aériens, comme la veille, mais avec une intensité accrue. Elle lança alors un assaut massif contre les positions des Peshmergas, appuyée par un bataillon de chars et de blindés. Après une bataille sanglante, l'armée irakienne subit de lourdes pertes humaines et matérielles, notamment la destruction de nombreux chars et canons. Elle ne put donc progresser et atteindre les objectifs escomptés par ses officiers. Cependant, son obstination à s'emparer du mont Azmar entraîna des poursuites et des sanctions militaires à l'encontre des officiers, et sema la peur parmi les troupes, les incitant à vaincre les Peshmergas. Après une pression intense, des attaques continues et un nombre incalculable de soldats, d'armes lourdes, de chars, d'artillerie, de véhicules blindés et de forces aériennes, et malgré les lourdes pertes parmi les soldats, les mercenaires et les traîtres, et malgré les pertes humaines subies par les forces peshmergas, y compris des martyrs et des blessés, l'armée a finalement réussi à s'emparer du mont Azmar.


Sources :

  1. Sehanghar Ebrahim Khishnaw : « Woodawah Sahrbazikani Shih Eyilul 1970-1975 », « Chapi Yehkeham », « Chakhani Danishif », Höller, 2022.

  2. Lieutenant Khadr Abdo, Librairie : Langues périphériques et romantiques en Chine, au Japon, Holler - 2020.

  3. Karwan Gohar Muhammad : Idris Barzani 1944-1987

 Ibrahim Jalal : Başuri du Kurdistan et Shirshi Eylul Benyadnan et Howtankanden, Chapi Chawaram, 2021.


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