En 1987, l'ampleur des activités et des campagnes des Peshmergas était telle contre les bases, les quartiers généraux et tous les lieux sous le contrôle des forces irakiennes, où ils avaient établi des positions militaires dans la majeure partie du Kurdistan méridional, que les Peshmergas mirent l'appareil militaire du gouvernement irakien en état d'alerte maximale.(1)Bien que l'armée, les milices mercenaires et toutes les forces irakiennes aient attaqué les zones contrôlées par les Peshmergas à différents moments et en différents lieux, les campagnes militaires du gouvernement ont eu peu d'impact sur la perturbation des activités des Peshmergas, qui ont continué à augmenter de jour en jour.(2).
À cette fin, une réunion fut organisée en 1987 pour les responsables peshmergas au siège de la première branche du Parti démocratique du Kurdistan à Komata, dans la région de Badinan. Lors de cette réunion, une force peshmerga fut constituée, sous la supervision du colonel Muhammad et de son adjoint, Zewi, ainsi que d'autres officiers des unités peshmergas, dans le but de frapper les forces militaires en attaquant leur quartier général, leurs avant-postes et leurs positions. Une fois les forces peshmergas déployées aux limites de leur zone d'action, des discussions et des échanges eurent lieu concernant l'opération et le choix de la cible. Cette fois, un avant-poste de l'armée irakienne fut identifié face à la ville de Shiladze, sur l'Ava Zi (le Grand Zab).(3)Il est clair que les points de contrôle militaires établis par le gouvernement dans ces zones visaient à contrôler la région et à empêcher les mouvements des Peshmergas.
Les forces peshmergas mirent au point un plan pour mener à bien leur mission. L'heure butoir fut fixée et l'attaque du poste de contrôle militaire, prévue la nuit même, fut exécutée à l'heure et au lieu convenus. Dès le début du raid, elles s'emparèrent rapidement de l'avant-poste, tuant tous les soldats en service et confisquant toutes leurs armes, y compris des fusils Kalachnikov. Mission accomplie, les peshmergas regagnèrent leur quartier général à Komata sans subir de pertes..
Il convient de noter que toutes ces activités menées par les forces peshmergas servaient de message aux autorités baasistes, indiquant que la révolution kurde ne renoncerait pas à obtenir ses droits démocratiques, pour lesquels elle lutte et fait des sacrifices depuis des années.
Sources :
1- Mahsoud Barzani, Barzani et son épouse, Ezgari Khwazi Kurd, Barghi Chovarim, 1975-1990, Shichshi Gohan, Bahish Dovim, Chapi. Yahkihm, (Khoksana Chapkhana - 2021 - LL. 65-87).
2- Shamal Zebari, site Internet indien, Shesha Golanida, Shabi Yahkam, (Chapitre 2017) - Hauler – 2015- LL 354-374).
3- Muhammad Murad, Khabata Chia, Perhatan et Serhatian Shisha Golany Danapra Sa5in (1976-1989) Da, (Chaphana Kurdistan - Zakh - 2007, n°117).


