afin de l'entourer La révolution de septembreLe 6 mars 1975, il signa un accord entre le gouvernement irakien et le Shah d'Iran, connu plus tard sous le nom d'Accord d'Alger, visant à bloquer la révolution kurde et à ralentir le mouvement. Selon cet accord, le régime baasiste cédait la moitié de Shatul Arab à l'Iran en échange du soutien total de Téhéran au régime baasiste dans le siège de la révolution kurde par ses dirigeants. Mustafa BarzaniLe texte de l'accord souligne la nécessité de prendre des mesures de sécurité à cette fin. L'accord d'Alger est considéré comme l'un des complots régionaux et internationaux visant le mouvement de libération du Kurdistan.
Raisons :
Le 26 mars 1974, après plusieurs cycles de négociations entre le gouvernement irakien et les dirigeants La révolution de septembreLe régime baasiste a de nouveau déclaré la guerre aux Kurdes, un conflit suspendu depuis plusieurs années suite à l'accord du 11 mars 1970. Les hostilités ont été annulées et les combats ont repris entre les Peshmergas révolutionnaires et l'armée du régime. L'artillerie de l'armée a commencé à bombarder les zones contrôlées par les Peshmergas à la frontière iranienne ce même mois.
Le gouvernement a lancé son offensive contre les zones contrôlées par la révolution à la mi-avril. Le 15 avril 1974, l'armée du régime s'est déplacée de Mossoul vers Zakho. Le 24 avril 1974, l'aviation irakienne a attaqué la ville de Qaladze et bombardé le centre de l'université Souleimaniye. Deux jours plus tard, le 26 avril, les avions du régime ont bombardé Halabja et ses environs. Enfin, le 29 avril, le pont de Galala a été bombardé.
Avec l'arrivée de l'été, l'armée du régime reprit ses attaques. Le 8 septembre 1974, elle attaqua Galala, Rawandz et Haji Omeran à l'aide de chars et d'avions, et le 19 septembre, elle s'attaqua à la route reliant le mont Korrek à Bekhal. Les forces peshmergas furent contraintes de se replier sur Zozk, Handren, les gorges d'Omar Agha et la vallée d'Akoyan. Après ces attaques, les seules positions stratégiques restant aux mains des Peshmergas étaient les montagnes de Handren et de Zozk, dominant la route de Hamilton.
Du début de la guerre jusqu'en septembre 1974, le gouvernement irakien remporta d'importantes victoires sur les Kurdes, s'empara de la majeure partie du territoire du nord et repoussa les Peshmergas jusqu'à la frontière iranienne. Cependant, début septembre de la même année, le cours de la guerre bascula à nouveau en faveur des Kurdes. Avec l'aide de l'Iran, les forces peshmergas parvinrent à stopper l'avancée de l'armée irakienne et même à reprendre le contrôle de plusieurs zones.
Le gouvernement baasiste irakien avait l'intention d'y mettre fin avec l'arrivée de l'automne et de l'hiver. La révolution de septembre Mais après la défaite, le gouvernement annonça que la guerre se poursuivrait indéfiniment. Au fil du conflit, les pertes gouvernementales s'accumulèrent, et le gouvernement dut même puiser dans ses propres réserves financières et humaines. Sur le plan économique, la guerre coûta à l'État environ 3 milliards de dollars. Le régime baasiste dut chercher une autre solution au problème kurde. La plupart des dirigeants arabes suggérèrent à Saddam Hussein de conclure un accord avec l'Iran en échange de la réalisation de son rêve. Le roi iranien tentait depuis longtemps de le convaincre de cesser son soutien aux Kurdes.
Du 4 au 6 mars 1975, le sommet de l'OPEP se tenait à Jazira, capitale algérienne, en présence des représentants des 13 pays membres de l'organisation. Le roi iranien Mohammad Reza Pahlavi et le vice-Premier ministre irakien Saddam Hussein y participaient. Alors que les tensions entre l'Iran et l'Irak atteignaient leur paroxysme, à la suggestion du président algérien Hawari Boumediene, en marge de la conférence, Mohammad Reza Shah et Saddam Hussein se rencontrèrent à deux reprises. Leur rencontre eut lieu la seconde fois le soir du 5 mars au palais présidentiel algérien. Boumediene s'était d'abord entretenu en privé avec le roi iranien afin de préparer la rencontre entre ce dernier et Saddam. Le roi et Saddam Hussein se rencontrèrent alors en face à face. Le Shah d'Iran était disposé à cesser d'aider les Kurdes en échange des terres du Chatt al-Arab et du sud de l'Iran. L'accord prévoyait que l'Iran aiderait l'Irak à bloquer la révolution kurde et ses frontières avec l'Irak, et qu'il ne s'ingérerait plus dans les affaires intérieures de l'Irak, en échange de la cession par l'Irak de plusieurs territoires (le Chatt al-Arab) à l'Iran, du rétablissement des frontières maritimes entre les deux pays conformément à l'accord de Constantinople de 1913 entre l'Iran et l'Empire ottoman, et de l'activation de la ligne de Talog comme frontière maritime (le Chatt al-Arab) entre les deux États.
Le régime baasiste irakien a attribué sa victoire à l'aide du gouvernement iranien. La révolution de septembre En échange de la suspension de cette aide, il était disposé à réaliser le rêve de longue date du roi iranien, qui était de restituer les terres de la péninsule arabique au territoire iranien et de redessiner les frontières maritimes entre les deux pays. Le gouvernement iranien fournissait une aide intermittente à la révolution du Kurdistan du Sud depuis 1962 et, progressivement, à sa propre initiative, l'aide d'Israël et des États-Unis s'y est ajoutée. En 1975, ces aides ont atteint leur apogée et ont permis à la révolution kurde du Kurdistan du Sud d'être au bord du renversement du régime baasiste.
Après la défaite de l'automne 1974, le vice-Premier ministre irakien Saddam Hussein estima que son pays n'avait d'autre choix que de se soumettre aux exigences du roi iranien. Après des années de soutien à la révolution kurde au Kurdistan du Sud, le gouvernement iranien accepta de mettre son territoire et son armée à la disposition du gouvernement irakien pour attaquer le mouvement révolutionnaire kurde mené par le général Mustafa Barzani… Il s’agissait là d’une des clauses secrètes de l’accord entre les deux pays, signé le 18 mars par le général Nasiri après son arrivée à Haji Omeran. Mustafa Barzani Par conséquent, les dirigeants révolutionnaires ont décidé de suspendre la révolution pendant un certain temps et d'attendre une autre occasion pour la reprendre.
Sources :
- Archives du Conseil de l'Encyclopédie du Parti démocratique du Kurdistan.




